RebeldeMule

Viridiana (Luis Buñuel, 1961)

Drama, comedia, suspense; a veces a caballo entre la ficción y la realidad, pero siempre cine para pensar con sentido crítico lo social.
Viridiana
Luis Buñuel (España, México, 1961) [B/N, 90 m.].

Portada
IMDb
(Wikipedia | Filmaffinity)


Sinopsis:

    [fuente] Don Jaime (Fernando Rey), un viejo hidalgo español, vive retirado y solitario en su hacienda desde la muerte de su esposa, ocurrida el mismo día de la boda. Un día recibe la visita de su sobrina Viridiana (Silvia Pinal), novicia en un convento, que tiene un gran parecido con su mujer.

Bosley Crowther, en The New York Times, escribió:Su formato es extrañamente literario, sus símbolos son obvios y evidentes, ( ... ) Sin embargo, está dirigida con rigor y magistralmente interpretada. ( ... ) el blanco y negro de la fotografía es apropiado y muy eficaz.

Roger Ebert, en Chicago Sun-Times, escribió:Una película como esta es estimulante. Está realizada por una mente poderosa e independiente. No es otra versión barata más de mentiras reconfortantes para sentirse bien. (...) Puntuación: **** (sobre 4).

Fernando Morales, en El País, escribió:Otra obra maestra de Buñuel. Reparto de ensueño y un guión lleno de irreverencia, naturalismo, surrealismo, humor negro y tragedia, para una historia inolvidable e imprescindible. Magistral.

Única película española que ha ganado la Palma de Oro en el Festival de Cannes, aunque durante muchos años el filme -una coproducción- "se hizo pasar" por mexicana pues las autoridades españolas, cuyos censores habían dado visto bueno al guión, consideraron irreverente la película una vez vista. De hecho no se estrenó en España hasta 1977, tras la muerte de Franco, a pesar de que era la primera película rodada en el país natal del maestro aragonés tras décadas en el exilio en México y Francia.

En SensaCine se escribió:Viridiana (Silvia Pinal, 'El ángel exterminador'), una joven novicia, visita a su tío, don Jaime (Fernado Rey, 'Elisa, vida mía'), en una hacienda de la meseta castellana. El gran parecido existente entre Viridiana y la difunta esposa de don Jaime, quien falleció en su noche de bodas treinta años antes, le llevará a Jaime a pedirle a Viridiana que se case con él. Ella rechaza la petición de su tío, pero acepta, sin embargo, a vestirse con el traje de novia de la difunta. Don Jaime aprovechará esta ocasión para narcotizar a Viridiana con la complicidad de su criada Ramona y abusar de ella, aunque al final desiste de su intento sexual. Cuando Viridiana se recupera y se dispone a regresar a su convento, descubre horrorizada que su tío se suicidó la noche anterior. La joven Viridiana se siente culpable y renuncia a los hábitos para dedicarse a acoger y cuidar a los mendigos que rondan las posesiones de su tio. Su rutina es esa hasta la llegada de Jorge (Francisco Rabal, 'Goya en Burdeos'), heredero directo de las posesiones de don Jaime, quien viene acompañado de su amante para hacerse cargo de la hacienda.

- Luis Buñuel se basó en la novela de Benito Perez Galdos, Halma, que a su vez era una continuación de otra de sus obras, Nazarín.

- La película de Luis Buñuel fue prohibida en España, debido a su alto porcentaje de critica política y social del momento. Pero esto no quedó aquí, el Vaticano también la denunció después de verla. Pese a todas estas acusaciones el director español declaró en varias ocasiones que: "las imágenes se encadenaron en mi cabeza, unas tras otras, formando una historia. Pero nunca tuve la intención de escribir un argumento de tesis que demostrara, por ejemplo, que la caridad cristiana es inútil e ineficaz. Sólo los imbéciles tienen esas pretensiones".

detalles técnicos u otros: mostrar contenido
En Allociné se escribió:La jeune Viridiana souhaite entrer au couvent, mais la mère supérieure exige avant tout que la jeune femme aille rendre visite à son vieil oncle et bienfaiteur Don Jaime. Celui-ci, troublé par la ressemblance de sa nièce et de sa femme décédée, tente d'abuser sexuellement de la jeune femme. Choquée, Viridiana s'enfuit mais apprend que son oncle s'est suicidé. Se sentant coupable la jeune femme décide de revenir au domaine et de dédier sa vie à aider les gens pauvres. Elle héberge donc les mendiants du village dans la maison de son oncle dont elle a hérité à sa mort...

Secrets de tournage:
- Il était un rêve... C'est un télégramme de Gabriel Figueroa lui proposant de mettre en scène "je ne sais quelle histoire de jungle", qui fut à l'origine du projet Viridiana. Refusant l'idée originale, Luis Buñuel a obtenu du producteur Gustavo Alatriste une entière liberté d'écriture. Aidé de son ami Julio Alejandro, il a ainsi décidé de développer une ancienne rêverie érotique, dans laquelle il abusait de la reine d'Espagne grâce à un narcotique puis y a greffé une seconde histoire: celle d'une sainte italienne dont il avait lu la vie dans une revue chez les Jésuites. Ainsi est né le scénario provocant du film: "L'idée d'avoir à sa merci une femme endormie me semble très stimulante. Je peux la réaliser dans l'imaginaire, mais dans la pratique, cela me fait peur", confiait Buñuel.

- Lieu de tournage controversé. Lorsque le producteur Gustavo Alatriste a proposé à Luis Buñuel de tourner en Espagne, ce dernier n'a accepté qu'à la condition de travailler avec la société de production du cinéaste Juan Antonio Bardem, connue pour son esprit d'opposition au régime franquiste de l'époque. Malgré les vives protestations au Mexique des émigrés républicains, le film fut tourné durant huit semaines, en studio à Madrid, puis dans une propriété hors de la ville. Le cinéaste a été qualifié de "traitre" par les opposants à la dictature espagnole, jusqu'à la projection officielle du film qui leur a fait changer d'avis.

- Souvenirs d'une existence madrilène. Présente sur le tournage de Viridiana, la soeur de Buñuel raconte les conditions d'existence de son frère, qui dormait fenêtres ouvertes, à même le sol, malgré les quatre lits de l'appartement de la Torre de Madrid. Quittant sa table de travail pour admirer le paysage près de la Casa Compo et du Palais Royal, le cinéaste aimait regarder le soleil se lever sur la ville. D'une patience d'ange, Luis Buñuel avait l'habitude de changer les données de son scénario pendant le tournage et a choisi de tourner avec les authentiques "costumes" désinfectés mais non lavés des vagabonds de la ville, qui ont reçu en échange des vêtements neufs. A la mort de leur frère Alfonso, la soeur du metteur en scène a dû quitter le tournage du film et l'existence qu'elle y menait en famille.

- Acteurs fétiches. Si après Belle de Jour et Nazarin, Luis Buñuel a retrouvé Francisco Rabal sur Viridiana, c'est en revanche sa première collaboration avec Silvia Pinal et Fernando Rey. Le cinéaste retrouvera par la suite la première dans L'Ange exterminateur et Simon du désert et dirigera le second dans Tristana et Cet obscur objet du désir. Dans ses souvenirs de tournage, Buñuel évoque avec plaisir les acteurs amateurs de son film et plus précisément celui qui jouait le rôle du lépreux: "Il échappait à toute direction d'acteur et pourtant je le trouve merveilleux dans le film", confie t-il, évoquant son naturel et ses fréquents moments d'égarement. Scandalisé en apprenant que ce dernier était moins payé que les autres acteurs, le metteur en scène a exigé un juste retour des choses auprès des producteurs. Un jour, reconnu par deux touristes français dans la ville de Burgos, le singulier personnage aurait rassemblé ses affaires et jeté son baluchon sur son épaule en déclarant: "Je vais à Paris! Je suis connu là-bas!." Il mourut en route, raconte Buñuel.

- Sources d'inspiration. C'est en voyant des chiens marchant attachés à l'essieu des charrettes au moment des repérages que Buñuel, impressionné, a décidé d'en parler dans son film. Le personnage joué par Francisco Rabal demande au charretier pourquoi il ne les met pas à l'intérieur, ce qui donne lieu à un dialogue comparant les chiens et les mendiants et permet au cinéaste de questionner au sein de son film les limites de la charité chrétienne. De même, le "couteau-crucifix" du film est né au hasard d'une trouvaille de Buñuel dans une boutique d'Albacete. Loin d'avoir une fonction blasphématoire pour le cinéaste, son usage a néanmoins entraîné l'interdiction de ces objets en Espagne: "Je me souviens qu'une religieuse de Saragosse portait accroché à son chapelet un petit couteau-crucifix comme ceux-là pour éplucher des pommes. Un Christ fonctionnel et très pratique, vous ne trouvez pas?", plaisante le cinéaste.

- Un film-scandale. Dans une première version du film, la fin montrait Viridiana frappant à la porte de son cousin. Elle l'ouvrait, entrait puis la refermait. La censure de l'Espagne franquiste refusa cet épilogue, conduisant le cinéaste à en proposer un bien plus pernicieux selon lui, car très suggestif. Le film provoqua un scandale considérable, au Vatican notamment avec la parodie de la Cène du Christ, qui réconciliera Buñuel avec les républicains vivant au Mexique. Palme d'Or à Cannes à titre de film espagnol, il fut aussitôt interdit en Espagne par le ministre du Tourisme et de l'Information. Le directeur général de la Cinématographie alla jusqu'à être mis à la retraite anticipée, pour être monté sur scène afin de recevoir le prix. Même si poussé à voir le film, Franco ne lui trouva rien de blâmable, la décision du ministre fut inchangée. Lors de sa sortie à Rome, le procureur général attaqua le cinéaste en justice et le condamna à un an de prison en cas de séjour au pays; décision qui fut néanmoins levée plus tard par la Cour Suprême. Le producteur Gustavo Alatriste dut voir le film cinq fois avant de le comprendre et le cinéaste Vittorio De Sica interrogea la femme de Buñuel sur la "monstruosité" de ce dernier, après la projection.

- Fétichisme. Luis Buñuel avoue avoir longtemps eu lors de son enfance le goût du travestissement fétichiste et du déguisement. La scène où Don Jaime revêt les vêtements de sa défunte épouse est un écho à son enfance, lorsqu'il mettait les vêtements de sa mère, qu'il combinait avec ceux de son père. A quatorze ans, le cinéaste avait l'habitude de sortir dans la rue, habillé en curé avec la soutane et le manteau de son oncle. De même, le plan des pieds de la danseuse de La Veuve joyeuse de Erich Von Stroheim a marqué et influencé le réalisateur pour les plans des jambes de la petite fille sautant à la corde.
detalles técnicos u otros: mostrar contenido
AMG SYNOPSIS: After 25 years' exile, Luis Buñuel was invited to his native Spain to direct Viridiana -- only to have the Spanish government suppress the film on the grounds of blasphemy and obscenity. Regarded by many as Buñuel's crowning achievement, the film centers on an idealistic young nun named Viridiana (Silvia Pinal). Just before taking her final vows, Viridiana is forced by her mother superior to visit her wealthy uncle Don Jaime (Fernando Rey), who has "selflessly" provided for the girl over the years. She has always considered Don Jaime an unspeakable beast, so she is surprised when he graciously welcomes her into his home. Just as graciously, he sets about to corrupt Viridiana beyond redemption -- all because the girl resembles his late wife. It is always hard to select the most outrageous scene in any Buñuel film; our candidate in Viridiana is the devastating Last Supper tableau consisting of beggars, thieves, and degenerates. As joltingly brilliant today as on its first release, Viridiana won the Golden Palm at the Cannes Film Festival. -- Hal Erickson

AMG REVIEW: One wonders just what Francisco Franco and the leaders of his regime were thinking when they invited arch surrealist and stubborn anti-Fascist Luis Buñuel back to the land of his birth to make Viridiana. Buñuel had made a career out of confronting his audiences and defying creative authority, and anyone who imagined that he had meekly begun sleeping with the enemy was in for a shock. Viridiana was a gleefully blasphemous tirade against Catholicism and the Spanish bourgeoisie that proved something of an embarrassment to Spain despite winning top honors at the 1961 Cannes Film Festival. Fernando Rey, one of Buñuel's favorite actors in his late period, is deliciously sleazy yet refined as Don Jaime; Rey's easy charm and understated wit are the perfect match for the elegantly corrupt man whose sense of propriety does not rule out drugging and seducing his niece, who happens to be a nun. Silvia Pinal's performance as Viridiana often suggests that she isn't entirely in on the joke, but the distance works in her favor, as the young novitiate seems blissfully unaware first of her uncle's designs upon her, and later of the contempt that the beggars and street people she tries to help feel for her. The final scene -- in which the beggars freeze into a recreation of The Last Supper as a filthy woman "photographs" them by lifting her skirts -- is, along with Simon of the Desert, one of Buñuel's strongest and funniest anti-clerical moments. Like the best of Buñuel's work, Viridiana is smart, witty, deeply cutting, and thoroughly uncompromised, a fitting bit of revenge from an old Loyalist against the dictator who defeated him. Buñuel would have the last laugh yet again when he returned to Spain nine years later to make Tristana, a fitting companion piece to Viridiana. -- Mark Deming

    Otras referencias
    - "Viridiana (Luis Buñuel, 1961). El inagotable (y muy entretenido) caudal de ideas buñueliano", por Alejandro Díaz. Miradas de Cine, nº 74 (mayo 2008).
    - Viridiana (1961) de Luis Buñuel. Ricardo Pérez Quiñones, Esculpiendo el Tiempo.
    - Viridiana. Claqueta.
    - "Así se rió Buñuel del franquismo". Rocío García, El País (18/05/2011).
    - Viridiana (1961). Cine Mexicano.

Ficha técnica


Reparto:


Género:

    Drama de época, Comedia negra, Sátira / Religión, Adaptaciones literarias, Película de culto.

Premios:

    - 1961: Festival de Cannes: Palma de Oro (mejor película) (Ex-aequo).

Idioma original: Castellano.





Secuencias






BDRip VO - AVI (Ripeo de FitoCorleone para Proteínicos)
detalles técnicos u otros: mostrar contenido
Datos técnicos:
** BRRIp VO / XviD / AC3 5.1 / 704x404 (16:9 / 1.782) / 01:31:24 (91 m.) / 24 fps **

Código: Seleccionar todo
Nombre: Viridiana.(1961).HDRip.(Spa.).(Xvid+Ac3.6ch.).(proteinicos.es).by.FitoCorleone.avi
Tamaño: 1555 Mb
Duración: 01:31:24 (5484.083333 s)
Resolución: 720 x 404
Frame aspect ratio: 180:101 = 1.782178 (~16:9)
Bitrate: 1986 kbps
Framerate: 24 fps
Audio track nr. 1: 0x2000 (AC3) Bitrate: 384 kbps Channels: 6 Stream size: 251 Mb





WEB-DL 720p VOS - MKV (fuente)
detalles técnicos u otros: mostrar contenido
General
UniqueID/String : 204516917474371440983024513377505899079 (0x99DC868A6DF39405986E34DCFD77F247)
Nombre completo : Viridiana.1961.720p.WEBRip.AAC2.0.H.264-HRiP.mkv
Formato : Matroska
Formato de la versión : Version 2
Tamaño del archivo : 2,03GIB
Duración : 1h 30min.
Tasa de bits total : 3 202Kbps
Fecha de codificación : UTC 2013-05-26 02:44:24
Aplicación de codifición : mkvmerge v6.2.0 ('Promised Land') built on Apr 28 2013 12:22:01
Librería de codificación : libebml v1.3.0 + libmatroska v1.4.0

Video
ID : 1
Formato : AVC
Formato/Info : Advanced Video Codec
Formato del perfil : High@L3.1
Ajustes del formato, CABAC : Si
Ajustes del formato, RefFrames : 5marcos
ID Códec : V_MPEG4/ISO/AVC
Duración : 1h 30min.
Ancho : 1 180pixeles
Width_Original/String : 1 280pixeles
Alto : 720pixeles
Relación de aspecto : 16:9
Modo de velocidad de cuadro : Constante
Velocidad de cuadro : 23,976 (24000/1001)fps
ColorSpace : YUV
ChromaSubsampling/String : 4:2:0
BitDepth/String : 8bits
Tipo de exploración : Progresivo
Título : H.264
Idioma : Español
Default : Si
Forced : No

Audio
ID : 2
Formato : AAC
Formato/Info : Advanced Audio Codec
Formato del perfil : LC
ID Códec : A_AAC
Duración : 1h 30min.
Canal(es) : 2canales
Posiciones del canal : Front: L R
Velocidad de muestreo : 48,0KHz
Velocidad de cuadro : 46,875fps (1024 spf)
Demora del video : 180ms
Título : AAC 2.0
Idioma : Español
Default : Si
Forced : No





Relacionado:





Salud.



Volver a Largometrajes de ficción

Antes de empezar, un par de cosas:

Puedes usar las redes sociales para enterarte de las novedades o ayudarnos a difundir lo que encuentres.
Si ahora no te apetece, puedes hacerlo cuando quieras con los botones de arriba.

Facebook Twitter
Telegram YouTube

Sí, usamos cookies. Puedes ver para qué las usamos y cómo quitarlas o simplemente puedes aceptarlo.